Le week end dernier, à La Rochelle, le PS a montré lors de son université d’été – moment fort de la rentrée politique - combien il pouvait se projeter dans l’avenir. Premier parti
d’opposition, il a prouvé par la teneur des débats et l’implication des militants qu’il serait utile à 100% aux Français, en combattant les régressions sociales, en proposant et en préparant un
grand projet de la gauche en 2012.
Mais ce projet ne s’écrit plus à huis clos et Martine Aubry s’engagera dans quelques jours avec beaucoup d’autres dans un Tour de France à la rencontre et à l’écoute des Français, pour débattre
de la société dans laquelle nous voulons vivre. Ainsi nous proposerons aux Français d’être des activistes de notre projet. Nous entrons dans la construction de la maison commune de la gauche, car
la gauche, c’est notre histoire, c’est notre avenir. Refonder les idées, refonder le PS et construire la maison commune de la gauche, voilà l’ambition fixée à La Rochelle.
De son côté le gouvernement a lui d’ors et déjà raté sa rentrée qui est marquée par une dégradation des conditions de travail des enseignants et des conditions d’études des élèves, de la
maternelle à l’enseignement supérieur avec des réductions massives de postes conjuguées à des réformes de régression.
En dépit du changement de ministre, ce qui a mis un terme à la relation difficile entre
la communauté éducative et le ministre précédent, qui avait du mal à poursuivre un dialogue constructif, Monsieur Chatel est d’abord un communicant et un ministre flambeur, copie conforme de
Monsieur Darcos.
Ses premières déclarations politiques sont dans la lignée de son prédécesseur, notamment concernant les réductions de postes et de moyens alloués à l’Éducation : 13 500 emplois de moins au
budget 2009, ce sera autant de personnels en moins pour s’occuper des enfants, contrairement à ce que prétend le gouvernement. Dans les 5 dernières années, ce sont plus de 43 000 postes qui ont
été supprimés. Simplement dans le second degré, dont 6500 cette année. Or lorsqu’on diminue sensiblement le nombre de postes, c’est aussi la situation de l’emploi qui est menacé, avec des
étudiants qui ne trouveront pas de travail et une conséquence inquiétante pour l’avenir, lorsqu’on constate que de plus en plus d’étudiants se détournent des concours, alors que nous cherchons à
améliorer le niveau de qualification.
Cette rentrée se conjugue aussi avec des réformes régressives :
• La suppression de la carte scolaire qui a crée un phénomène de ghettoïsation dans les établissements de quartiers en difficulté.
• La disparition annoncée des Rased, pour les élèves en difficulté. Ceux des établissements prioritaires seront nettement moins bien accompagnés que les années précédentes.
• La diminution des auxiliaires de vie (AVS) qui jouent un rôle essentiel dans l’accueil des élèves handicapés. Le non renouvellement de leur contrat, se traduit par des arrivées de nouveaux AVS
qui n’auront pas les compétences des précédents.
Lorsque Martine Aubry dit que la force du projet socialiste, ce sera avant tout la force de ses valeurs, c’est la même chose pour l’Éducation. Notre vision est radicalement différente de celle du
gouvernement, car nous souhaitons, particulièrement dans ce domaine, un service public de qualité.