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Vendredi 6 novembre 2009

Brice Hortefeux a évoqué mardi soir l’instauration d’un couvre-feu pour les mineurs délinquants de moins de 13 ans. Le sujet de la délinquance des mineurs est suffisamment sérieux pour qu’on ne le traite pas par des annonces démagogiques, inapplicables, et stigmatisantes pour la jeunesse.

Les syndicats de policiers ne s’y sont pas trompés, soulignant les difficultés et l’inefficacité d’une telle mesure. Comment cette mesure pourrait-elle être appliquée alors que le gouvernement supprime 2744 emplois de policiers et gendarmes dans le budget 2010, contrairement aux annonces faites en matière de recrutements par le ministre ? Comment seront identifiés ces « mineurs délinquants » ?

Que fera t-on d’eux après leur interpellation ? Il est temps dans ce domaine de passer des solutions d’affichage médiatique au traitement sérieux et responsable des questions posées.

Les lois ne cessent de s’empiler, illustrant chaque jour davantage l’échec du gouvernement en matière de sécurité. Plutôt que d’agiter une énième mesure, à quelques semaines des élections régionales, il devient urgent de renforcer les effectifs de police, notamment pour les actions de proximité, d'offrir un meilleur accompagnement des familles et d'augmenter les moyens de prévention de la délinquance au niveau local.

Par Francois Kalfon
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Jeudi 8 octobre 2009
Le naufrage du «busing» est à l’image de l’échec de la politique de Fadela Amara : inefficace !

Quelques semaines après la rentrée scolaire, il est claire que l’agitation faite autour du dispositif dit du «busing» est une supercherie.
Cette pratique testée aux des Etats-Unis dans les années 70, qui consiste à transporter des enfants issus de quartiers scolairement difficiles pour les emmener dans des écoles « de centre ville », n’est que le petit gadget d'une politique scolaire laissée à l’abandon et qui a fait une croix sur la réussite pour tous. Face à l’absence de politique éducative de progrès, la secrétaire d’Etat a été obligée d’importer une méthode pourtant abandonnée outre-atlantique. Au-delà de ce coup de communication, c’est un échec complet. Le «busing» était présenté comme l’une des mesures phares du plan espoir banlieues. Mais les chiffres parlent de… 240 élèves concernés en France en 2008, guère plus en 2009. Un échec de plus pour Fadela Amara, qui espérons le, va enfin s’engager dans une politique de la ville globale plutôt que dans des actions inefficaces.
Par Francois Kalfon
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Mardi 29 septembre 2009
En tant que délégué général aux études d’opinion du Parti Socialiste je m'exprime sur le moral des Français dans le dernier Hebdo des Socialistes.

Je reviens ainsi sur les gesticulations du gouvernement pour nous faire croire à une fin de crise à laquelle les Français ne croient pas.

Je vous invite à lire cet article en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://img15.imageshack.us/i/hebdosocialistes.jpg/

Vous pouvez également consulter cet article pages 8 et 9 de l'Hebdo ici : link

Bonne lecture
Par Francois Kalfon
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Vendredi 25 septembre 2009

La proposition de Jean-François Copé et du gouvernement de fiscaliser, c’est-à-dire d’imposer comme un revenu normal, les indemnités des accidentés du travail est une nouvelle provocation.

Pour récupérer 150 millions d’euros pour le budget de l’Etat, les salariés victimes d’accidents du travail vont voir leur indemnité encore réduite, alors qu’elle est déjà égale à 80% de leur salaire. Dans le même temps, à cause de la réforme de l’impôt sur le revenu, du bouclier fiscal et de la baisse de l’impôt de solidarité sur la fortune, les plus riches ont vu leurs impôts réduits depuis 2002 de plus de… 20 milliards d’euros.Cette mesure est d’autant plus honteuse que les conditions de travail se dégradent en France.


La droite ferait mieux d’agir en faveur des accidentés du travail plutôt que de s’attaquer aux victimes et aux salariés fragilisés. I

l est urgent aujourd’hui de renforcer les moyens de prévention des accidents du travail, de mieux associer les syndicats aux décisions dans l’entreprise et sur les lieux de travail. Il convient aussi de mieux controler les employeurs qui sont souvent les premiers responsables de la dégradation de cette situation.


Par Francois Kalfon
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Vendredi 18 septembre 2009

L’occupation d’un immeuble à Paris par le collectif Jeudi Noir traduit le malaise d’une génération confrontée à l’insécurité résidentielle. Comme chaque année, la rentrée universitaire met en lumière les difficultés rencontrées par les étudiants pour trouver un logement décent à un prix abordable, condition de leur autonomie.

 

Alors que le secrétaire d’état au logement multiplie les effets d’annonce, la rentrée révèle les insuffisances de l’Etat en matière de connaissance de la demande, d’organisation de la politique foncière et d’injection de moyens budgétaires pour mettre fin à des situations de pénuries récurrentes. Aussi il devient nécessaire d’appliquer les textes existants : la circulaire du 13 octobre 2006 qui demande aux préfets la mise en application des plans départementaux pour le logement des jeunes, la substitution de l’Etat lorsque la loi SRU n’est pas respectée. Evidemment dans leurs collectivités, les élus socialistes travaillent déjà en partenariat avec les acteurs du mouvement HLM pour développer de nouvelles réponses dans le parc social. Mais les aides à la pierre de l’Etat sont encore trop faibles et doivent être augmentées, notamment pour favoriser la construction d’une offre spécifique pour les jeunes, c’est-à-dire privilégiant les petits logements adaptés à leurs besoins. À propos des immeubles et terrains inoccupés, plutôt que d’être confronté à des occupations « sauvages », il serait plus efficace que les pouvoirs publics proposent un certain nombre de ces sites à des structures associatives sur la base d’un bail précaire avec un double engagement : celui de l’association de libérer les lieux lorsque le bail prend fin et celui de la collectivité de proposer un dispositif d’accompagnement social adapté. Le tissu associatif doit à cet effet être étoffé et mieux subventionné via des conventions territoriales.

Par Francois Kalfon
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Mardi 15 septembre 2009

Rien ne pourra pas cacher l’évidence : La Poste va être privatisée et le périmètre du service public postal va être réduit.

L’UMP prétend que La Poste va changer de statut tout en restant dans le giron de l’Etat. Cela rappelle les engagements de Nicolas Sarkozy sur l’avenir de GDF qui au final fut bel et bien privatisée. Les Français doivent savoir que le changement de statut de La Poste ne servirait à rien si l’objectif n’était pas l’ouverture du capital et la transformation de La Poste en entreprise comme une autre, avec les mêmes exigences de rentabilité. Cette perspective est inacceptable. La Poste assure de nombreuses missions de service public (service public bancaire, distribution du courrier sur tout le territoire, tarif du timbre…) qui ne sont pas compatibles avec un statut privé.

Je veux rappeler ici mon engagement aux côtés du « Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal ». Il participera, avec ses élus et ses militants, à l’organisation de la votation citoyenne du 3 octobre organisée par le Parti Socialiste et qui appelle tous les Français à venir s’exprimer à cette occasion.

Un site spécialement dédié à cette mobilisation est en ligne à l’adresse suivante :    

laposte.parti-socialiste.fr.

Par Francois Kalfon
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Mardi 1 septembre 2009

Le week end dernier, à La Rochelle, le PS a montré lors de son université d’été – moment fort de la rentrée politique - combien il pouvait se projeter dans l’avenir. Premier parti d’opposition, il a prouvé par la teneur des débats et l’implication des militants qu’il serait utile à 100% aux Français, en combattant les régressions sociales, en proposant et en préparant un grand projet de la gauche en 2012. 

Mais ce projet ne s’écrit plus à huis clos et Martine Aubry s’engagera dans quelques jours avec beaucoup d’autres dans un Tour de France à la rencontre et à l’écoute des Français, pour débattre de la société dans laquelle nous voulons vivre. Ainsi nous proposerons aux Français d’être des activistes de notre projet. Nous entrons dans la construction de la maison commune de la gauche, car la gauche, c’est notre histoire, c’est notre avenir. Refonder les idées, refonder le PS et construire la maison commune de la gauche, voilà l’ambition fixée à La Rochelle.

De son côté le gouvernement a lui d’ors et déjà raté sa rentrée qui est marquée par une dégradation des conditions de travail des enseignants et des conditions d’études des élèves, de la maternelle à l’enseignement supérieur avec des réductions massives de postes conjuguées à des réformes de régression.

En dépit du changement de ministre, ce qui a mis un terme à la relation difficile entre la communauté éducative et le ministre précédent, qui avait du mal à poursuivre un dialogue constructif, Monsieur Chatel est d’abord un communicant et un ministre flambeur, copie conforme de Monsieur Darcos.

Ses premières déclarations politiques sont dans la lignée de son prédécesseur, notamment concernant les réductions de postes et de moyens alloués à l’Éducation : 13 500 emplois de moins au budget 2009, ce sera autant de personnels en moins pour s’occuper des enfants, contrairement à ce que prétend le gouvernement. Dans les 5 dernières années, ce sont plus de 43 000 postes qui ont été supprimés. Simplement dans le second degré, dont 6500 cette année. Or lorsqu’on diminue sensiblement le nombre de postes, c’est aussi la situation de l’emploi qui est menacé, avec des étudiants qui ne trouveront pas de travail et une conséquence inquiétante pour l’avenir, lorsqu’on constate que de plus en plus d’étudiants se détournent des concours, alors que nous cherchons à améliorer le niveau de qualification.

Cette rentrée se conjugue aussi avec des réformes régressives :

• La suppression de la carte scolaire qui a crée un phénomène de ghettoïsation dans les établissements de quartiers en difficulté.

• La disparition annoncée des Rased, pour les élèves en difficulté. Ceux des établissements prioritaires seront nettement moins bien accompagnés que les années précédentes.

• La diminution des auxiliaires de vie (AVS) qui jouent un rôle essentiel dans l’accueil des élèves handicapés. Le non renouvellement de leur contrat, se traduit par des arrivées de nouveaux AVS qui n’auront pas les compétences des précédents.

Lorsque Martine Aubry dit que la force du projet socialiste, ce sera avant tout la force de ses valeurs, c’est la même chose pour l’Éducation. Notre vision est radicalement différente de celle du gouvernement, car nous souhaitons, particulièrement dans ce domaine, un service public de qualité.

Par Francois Kalfon
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Vendredi 31 juillet 2009
Le Conseil des ministres a adopté mercredi dernier l’ordonnance portant sur la nouvelle carte des circonscriptions législatives. Le Conseil constitutionnel a demandé à juste titre ce redécoupage pour que les évolutions démographiques soient prises en compte. Le Parti socialiste s’est immédiatement inscrit dans cette démarche et l’a fait savoir au gouvernement. La démarche retenue pour ce redécoupage et son résultat sont un camouflet pour la démocratie.

Le projet adopté par le gouvernement est partial. En effet, en prenant en compte les résultats des dernières élections législatives en 2007 :
- sur 33 circonscriptions supprimées, il y en a 23 de gauche et 10 de droite
- sur 33 circonscriptions créées, il y en aurait 9 de gauche et 24 de droite
- l’écart actuel de sièges entre la gauche et la droite serait augmenté de 30 sièges en faveur de l’UMP.

Pire, avec 51,3 % des voix, la gauche serait minoritaire à l’Assemblée nationale.

Contrairement à ce qui a été dit, et malgré les demandes répétées des socialistes auprès du président de la République, du gouvernement et de la commission Guéna, les partis d’opposition n’ont pas eu accès à l’information et la commission Guéna ne les a pas entendus. Finis l’esprit républicain et la transparence indispensables quand on travaille sur un sujet aussi essentiel. Le gouvernement a pris prétexte des modifications démographiques pour conforter des circonscriptions acquises à la droite et pour rendre d’autres circonscriptions difficilement accessibles à la gauche et a modifié des circonscriptions dans des départements qui ne répondaient pas aux critères démographiques initiaux du redécoupage.
Alain Marleix, le ministre chargé de ce redécoupage n’a eu de cesse de prendre des engagements qu’il n’a jamais tenus.Le Parti socialiste va donc utiliser toutes les voies de recours pour contester ce redécoupage partisan et va dans un premier temps déposer un recours contentieux devant le Conseil d’Etat.

Par Francois Kalfon
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Mardi 28 juillet 2009

Le nombre des demandeurs d’emplois de catégorie A a baissé de 18 600 au mois de juin, selon les chiffres publiés par Pôle Emploi. L’examen détaillé de ces statistiques révèle, qu’en un seul mois, les cessations d’inscriptions par défaut d’actualisation ont augmenté de 33 300 !

Aucune explication n’est donnée à ce phénomène singulier. La stagnation des inscriptions à Pôle Emploi pour fin de CDD ou de missions d’intérim montre que nous sommes maintenant à un stade où la crise affecte les emplois permanents. Or, les salariés qui bénéficient d’un contrat de transition professionnel ou d’une convention de reclassement personnalisée suite à un licenciement économique ne sont pas comptabilisés dans les demandeurs d’emplois, mais reconnus comme stagiaires de la formation professionnelle ! Les chiffres du prochain mois seront d’ailleurs perturbés par cette règle surprenante. Le gouvernement, il faut lui en donner acte, n’a pas fait de triomphalisme en limitant son commentaire à un effet de surprise.

Surprise en effet tant ces chiffres sont en contradiction avec la réalité économique du pays et la vie quotidienne des Français. Il devient donc urgent que le gouvernement prenne les mesures nécessaires :
- prolonger de 6 mois la durée d’indemnisation sur la base de 80 % du salaire ;
- étendre les contrats de transition professionnelle à l’ensemble des bassins d’emploi et porter la durée d’indemnisation à deux ans ;
- augmenter le coût des licenciements pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs propres actions.

Par Francois Kalfon
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Mardi 7 juillet 2009

Depuis quelque temps, les Français peuvent voir et entendre sur différents médias de la publicité comparative entre les soins prodigués à l’hôpital public et ceux délivrés par les cliniques privées, en faveur de ces dernières. On ne peut pas dignement comparer le fonctionnement et les objectifs de santé publique d’un hôpital public avec les objectifs d’un établissement à but lucratif.


Je proteste contre le caractère fallacieux de ces comparaisons dont le seul objectif semble être le dénigrement de l’hôpital public.Au cours de ces dernières années, l’hôpital public a engagé un important travail de rationalisation budgétaire.Je voudrais insister sur le fait que les coûts entre l’hôpital public et les établissements privés ne recouvrent pas les mêmes réalités.

La recherche, la prévention, les urgences, la formation, sont la spécificité des missions de l’hôpital public. Les hôpitaux publics ne choisissent ni leurs patients ni les pathologies qu’ils traitent. C’est la raison pour laquelle le Parti socialiste réaffirme sa volonté de voir supprimée définitivement la convergence tarifaire hôpital public/cliniques privées.

L’évolution à marche forcée, notamment par la loi Hôpital Patients Santé Territoires, voulue par l’UMP, et dans les esprits, par la publicité, vers les pratiques d’hôpital « entreprise » mettant en cause les missions de service public, est dangereuse pour les patients comme pour les personnels.
Par Francois Kalfon
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